« Vieux, râleur et suicidaire, la vie selon Ove » de Fredrik Backman ****

f-backman

Dans le lotissement où il vit depuis quarante ans, Ove est connu pour être un râleur de la pire espèce. Enfermé dans sa routine maniaque, à cheval sur ses principes, il se méfie de tout et de tous. Depuis la mort  de sa femme et son licenciement, tous les matins, il inspecte le quartier, peste contre les automobilistes, et cherche le meilleur moyen de se suicider. Le problème : un chat pelé et une tripotée de nouveaux voisins semblent bien décidés à ne pas le laisser mourir en paix…

Dès les premières lignes, on entre dans ce livre avec un sourire aux lèvres : « Ove et le chat se sont rencontrés un matin à 6 heures moins cinq. Le chat a détesté Ove sur le champ. Le sentiment était plus que réciproque« .

On déteste Ove, ce vieux bourru, emmerdeur de première, maniaque à la limite du TOC, bourré de principes, même farfelus, autant qu’on a envie de casser cette carapace dont il s’est affublé pour l’aimer, ne serait-ce qu’un peu.

Et  ça tombe bien puisque ses nouveaux voisins se sont mis en tête justement, non pas de le rendre sympathique, mais d’aller voir qui se cache réellement derrière Ove.

Du burlesque, de la solitude, de l’aigreur, de vieilles rancunes, des dialogues percutants d’humour, oui de l’humour, il y en a, voilà ce que propose Fredrik Backman.

La force de ce livre réside autant dans le mélange des genres des personnages, tous hauts en couleurs, que dans le mélange passé/présent, pour comprendre (ou tenter) Ove.

C’est poignant et fort. C’est humoristique et nostalgique. C’est burlesque et très réel.

Et ça fonctionne parfaitement, car Ove, on  vient à l’aimer, à savoir comment il va réagir, à sourire de ses réactions, de ses maniaqueries trop prononcées et de son bon coeur. On rit de lui, avec lui, avec ses voisins, mais également, la tristesse nous envahit lorsqu’on aborde son passé.

Allez, une dernière petite citation pour vous donner envie de le lire (enfin, de le dévorer, car une fois commencé, je n’ai pu le poser qu’une fois terminé) :

« Néanmoins, Ove roulait en Saab et Rune, en Volvo. N’importe qui aurait deviné qu’ils ne seraient pas longtemps en bons termes« .

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