L’amour (fou) pour un criminel de @IsaHorlans ****

 

Elles sont âgées de 20 à 50 ans, elles ont des projets, un mari, une carrière, parfois même la fortune. Pourtant, un jour, sur un coup de tête, elles vont tout plaquer par amour pour un criminel, le plus souvent un tueur en série.

Les condamnés à perpétuité et les pensionnaires des « couloirs de la mort » jouissent d’une aura stupéfiante. La plupart des femmes qui leur écrivent ou les demandent en mariage ne les connaissent même pas, elles ne les ont vus qu’à la télévision ! Mais cela a suffi à provoquer leurs battements de coeur. Comment est-ce possible ? Il existe plusieurs réponses. Chaque liaison est différemment motivée. Voici leurs histoires si singulières…

Elles se prénomment Monique, Béatrice, Stéphanie, Sandrine, Laurence, Patricia, Doreen, Anna… Et, souvent, quand elles évoquent leur attachement, leur expérience, le romanesque l’emporte sur l’apparente absurdité de leur condition.


C’est d’une belle écriture qu’Isabelle Horlans, journaliste et écrivain, vient nous parler de cet amour que d’aucuns qualifieraient de fou.

Ces parcours, ces histoires de femmes essentiellement, mais d’hommes également, sont magnifiquement retranscrits, fournis, détaillés, documentés.

La question, à laquelle aucune réponse sensée ou cartésienne ne peut être apportée, est en filigrane derrière ces parcours amoureux atypiques : comment peut on tomber amoureux de ces criminels ? Qu’ont-ils de si attirant, attractif pour que l’on puisse tirer un trait sur sa vie comme l’on gommerait un mauvais trait de crayon à papier ?

Parle que là réside l’intrigue : comprendre ou tenter de comprendre, comment un « monstre », tueur, violeur, pedophile ou assassin, peut faire naître ce sentiment dans le cœur de ces personnes.

L’attraction du mal (du mâle?), le côté mauvais garçon, la liaison impossible, l’amour impossible seraient autant de réponses sans qu’une seule ne puisse être la vérité.

De liaisons épistolaires en premières rencontres aux parloirs, cet amour est parfaitement décrit. Nulle folie n’apparaît dans l’histoire des ces hommes et femmes, si ce n’est à considérer ce sentiment amoureux et fougueux comme pure folie alors.

Ce livre se dévore, non seulement parce que la plume est belle et le travail parfaitement fourni, mais surtout parce qu’Isabelle Horlans nous plonge dans les méandres des sentiments que tout homme a, même les plus cruels, même ceux que l’on juge malsains, même les plus sanguinaires (et du coup je vous invite par ce petit clin d’œil à lire egalement, dans un autre registre Les Sanguinaires, du même auteur).

Isabelle Horlans n’a pas la prétention de tirer de conclusions de ses recherches, de ses entretiens avec les principaux intéressés mais egalement de ses entretiens avec des professionnels, psychiatres ou autres. Et c’est tant mieux car de conclusions ou de raison il ne peut y avoir, à mon sens.

L’amour à ses raisons que la raison ignore…

Telle pourrait être la conclusion.

Pour avoir un autre avis, mon copain @PJ_un_jour en parle sur le 15cpp.fr juste ici

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