Player One – Ernest Cline ****

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Nous sommes en 2044, et la Terre n’est pas belle à voir. Les ressources manquent et les conditions climatiques sont catastrophiques. Comme la majeure partie de l’humanité, Wade Watts passe son temps dans l’Oasis, un monde virtuel où chacun peut faire et être tout ce qui lui chante. Pour oublier la réalité. Oublier les coups de sa tante qui l’a adopté et la misère dans laquelle il vit. Et comme la majeure partie de l’humanité, Wade rêve d’être celui qui décrochera le ticket gagnant de la grande loterie. James Halliday, le créateur de l’Oasis, est mort quelques années auparavant sans laisser de successeur. Pour décider du sort de sa fortune, il a créé une véritable chasse au trésor qui guidera les plus rusés vers l’énigme finale. Battre des records à Pac-Man, réciter par cœur des paroles de Devo, ou trouver les failles des jeux vidéo cultes : voilà l’unique moyen d’accéder à son héritage colossal. Des centaines de personnes ont essayé, en vain. Joueurs invétérés ou grands organismes mondiaux corrompus, tous s’y sont cassé les dents. Wade se dit qu’il serait peut-être capable de relever le défi. Et il résout la première énigme. Mais l’aventure ne fait que commencer, car d’autres joueurs se joignent à la partie. Ils ne reculeront devant aucun meurtre ni aucune trahison pour obtenir la victoire. Wade n’a plus d’autre choix s’il veut survivre : il doit gagner.

Je suis tombée par hasard sur ce livre, en déambulant dans les rayonnages de la FNAC (pour ne pas la citer).

Adepte des réseaux sociaux et des blogs, l’histoire me parlait : la réalité virtuelle et son emprise. Emprise qui est déjà forte maintenant alors en 2044 ? Car la question se pose finalement au regard de l’essor de cette réalité virtuelle, au détriment parfois, souvent, de la réalité …. réelle.

Du coup, l’envie de suivre l’histoire et l’aventure de Wade a été forte.

En 2044, la population s’échappe du quotidien en se réfugiant dans l’OASIS, espèce de SIM géant (en tous cas c’est ce à quoi cela m’a fait penser) et unique en son genre puisque dominant tout en termes de réalité virtuelle.
Au-delà d’un jeu, l’OASIS permet d’apprendre, d’aller à l’école, de travailler, de gagner de l’argent, de le dépenser, de faire évoluer son personnage.
Et le créateur de ce monde virtuel a eu l’idée, avant de mourir, de créer le jeu ultime afin que le gagnant soit l’unique héritier de son immense fortune.

L’on découvre alors un Koh-Lanta futuriste, intégré dans une réalité virtuelle et on se prend au jeu finalement.
Ce d’autant que le créateur de cette immense plateforme était fan des années 80 !
L’on retrouve avec bonheur des clins d’oeil aux premiers jeux et consoles vidéos, aux films cultes ou se voulant cultes de ces années là, aux chansons et groupes en tout genre.

Au-delà de l’histoire elle même, finalement assez triste si notre futur se résume à de la virtualité, les références aux eighties se lisent avec bonheur et sourire.
On est dans la compétition avec Wade, on surmonte les obstacles avec, on se lit d’amitié comme lui et on espère avec lui.

Pour finir ce petit billet, trois petites citations qui, je l’espère, donneront l’envie, encore plus que ces quelques lignes, d’aller y jeter un oeil :

L’OASIS avait fini par modifier la manière dont on vivait, travaillait et communiquait dans le monde entier. Elle devait transformer les loisirs, les réseaux sociaux et jusqu’à la politique mondiale. Même si on l’avait initialement commercialisée comme un type inédit de jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (MMO), l’OASIS avait engendré un nouveau mode de vie.

D’après lui, l’OASIS avait engendré quelque chose d’horrible. C’était devenu une prison dans laquelle l’humanité s’était enfermée de son plein gré. Un endroit agréable où l’on pouvait ignorer la situation tandis que la civilisation s’effondrait lentement et ce, avant tout par négligence.

J’ai créé l’OASIS parce que je me suis toujours senti étranger au monde réel. Je ne savais pas comment entrer en relation avec les gens qui y habitaient. J’ai eu peur toute ma vie durant, jusqu’au moment où j’ai su que la fin était proche. C’est alors que j’ai compris ceci : aussi terrifiante et pénible que soit la réalité, c’est aussi le seul endroit où l’on puisse trouver le véritable bonheur, car la réalité est réelle. Tu comprends ?

 

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