[Défi Goncourt] Un papa de sang – Jean Hatzfeld ***

HATZFELD Jean COUV Un papa de sang

Jean Hatzfeld revient sur les collines de Nyamata, au bord de ses marais, vingt ans après le génocide. Il donne la parole ici non plus aux tueurs et aux rescapés dont les récits peuplaient ses précédents livres, mais à leurs enfants. Un papa de sang est son cinquième livre écrit à Nyamata. Ils n’ont pas connu les machettes, mais ont grandi dans leur souvenir. Ils s’appellent Idelphonse, Fabiola, Immaculée, Fabrice, sont lycéens, couturiers ou agriculteurs. Ils partagent le génocide en héritage, mais pas du tout la même histoire familiale. (éditeur)

Si Jean Hatzfeld a beaucoup écrit sur le génocide rwandais, c’était la première fois que je le lisais.

Un sujet neuf pour moi, duquel j’avais beaucoup à apprendre. J’avais 12 ans en 1994.

Le récit de ces fils et filles de tueurs ou de rescapés, est livré par témoignages poignants recueillis par l’auteur, qui s’alternent avec des chroniques de la vie quotidienne dans cette région qui a connu l’enfer, qui la façonne encore aujourd’hui.

Le génocide est dans tous les esprits, il est tu par honte ou par crainte, et ces jeunes adultes ont dû se construire avec son fantôme, et ceux de tous les disparus.

C’est un livre fort et poignant que nous offre Jean Hatzfeld, notamment parce que le prisme du regard de ces « héritiers » apporte une dimension particulière à l’évocation d’un drame hors norme.

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