« Complètement cramé » de Gilles Legardinier

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Lassé d’un monde dans lequel il ne trouve plus sa place, privé de ceux qu’il aime et qui disparaissent un à un, Andrew Blake décide de quitter la direction de sa petite entreprise pour se faire engager comme majordome en France, le pays où il avait rencontré sa femme. En débarquant au domaine de Beauvillier, là où personne ne sait qui il est réellement, il espère marcher sur les traces de son passé. Pourtant, rencontres et situations hors de contrôle vont en décider autrement… Entre Nathalie, sa patronne veuve aux étranges emplois du temps, Odile, la cuisinière et ses problèmes explosifs, Manon, jeune femme de ménage perdue et Philippe, le régisseur bien frappé qui vit au fond du parc, Andrew ne va plus avoir le choix. Lui qui cherchait un moyen d’en finir va être obligé de tout recommencer…

A force de voir les couvertures des livres de Legardinier, il fallait à un moment ou un autre, se plonger dedans.

Ce fut donc fait avec « complètement cramé », l’histoire d’Andrew, chef d’entreprise anglais, lassé de sa vie et qui claque tout du jour au lendemain pour s’installer en France en qualité de majordome.

Evidemment, rien ne se passe comme il l’avait prévu. Et tant mieux !

Cette histoire, avec une écriture plutôt légère, fluide et sympathique, se déguste : des personnages attachants, des situations comiques, et de l’humour, presque anglais. On se plaît à suivre, à être avec ces personnages tous différents, un peu comme s’ils étaient des amis. Une espèce de sensation d’être au coeur de l’histoire transparaît un peu de ces pages.

Je n’en dirai pas plus, sauf à dévoiler beaucoup trop de choses, et terminerai par une citation du livre qui, je trouve, reflète l’humour qu’on trouvera dans ces pages :

— Quand t’étais jeunot, et que tu perdais une dent de lait, chez toi, on ne la mettait pas sous l’oreiller pour que la petite souris la prenne et te laisse une pièce à la place ?
— Chez nous, c’est la fée des dents qui s’occupe de ça.
— C’est pourri.
— Pourquoi une fée ferait-elle moins bien qu’un rongeur ? Nous, on ne tient pas à ce que des vecteurs de maladies infectieuses rampent sous l’oreiller de nos enfants pendant qu’ils dorment.
— Parce que vous y croyez sérieusement, vous, à la petite fée qui volette comme une gourde la nuit pour ramasser les chicots ? Vous en avez déjà vu beaucoup, avec leurs petites ailes et leur sourire niais ? N’oubliez pas de lui laisser la fenêtre de la chambre ouverte, à votre fée des dentiers, sinon vous allez la retrouver éclatée sur le carreau.
— En attendant, ta petite souris a dû laisser des crottes, la peste ou le choléra sous l’oreiller d’Odile, parce qu’elle est en état de choc dès qu’elle en voit une.
Magnier prenait la discussion très au sérieux et Blake ne pouvait pas s’empêcher d’en jouer. Le régisseur n’avait plus aucun recul sur ses propos.
— Parce que bien sûr, vos fées ne font jamais caca…
— Pas sous l’oreiller des enfants, ou alors de ceux qui sont très méchants.

 

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