La Présidente de Farid Boudjellal (Dessinateur) François Durpaire (Scénario)

 

1507-1

Mot de l’éditeur:

« Récit de politique fiction retraçant, après l’élection de Marine Le Pen le 7 mai 2017, les neuf premiers mois de sa présidence : la constitution de son gouvernement, ses premières mesures appliquant la préférence nationale, les implications économiques de sa politique de rupture avec l’Union européenne, ses accords secrets avec les Etats-Unis et l’Allemagne, etc »

Voilà une Bande dessinée qui me tentait bien. Je l’ai lue et un sentiment de malaise grandissant m’a saisie au fil des pages. Parce que tout semblait tellement logique tellement certain tellement attendu, qu’on avait l’impression de lire non pas une bande dessinée d’anticipation mais une bande dessinée historique.

Pour qui écoute ou regarde ou lit des interview politiques, pas besoin d’imaginer que c’est François Hollande, François Fillon ou autre qui parlent. Ce sont bien eux, c’est leur voix, ce sont leurs mots qui raisonnent quand on lit le texte.

100 jours qui décrivent un futur cauchemardesque dont la première pierre a été posée par la décision britannique, dans la fiction. Et dans la réalité?

Jouer sur la peur est un grand classique, et qui aboutit au scénario imaginé par Farid Boudjellal et François Durpaire, scénario inspiré par des faits existants, des lois existantes et le projet politique connu de Marine Le Pen.

A titre personnel je préfèrerai que ça reste une œuvre de pure fiction.

Lisez cette BD et faites la lire.

En tout cas personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.

L’ordre de Cicéron (BD) ****

      

Cette BD en 4 tomes ne se lâche pas ! Une fois commencée, on veut de suite la finir et savoir …

Un grand cabinet d’avocats new-yorkais veut absolument racheter un grand cabinet d’avocats parisien.

Ce dernier refuse et apprend alors ce qui sera le fil, le noeud de l’histoire : les deux sont liés par une animosité fort ancienne, remontant à leurs grands pères respectifs, d’abord amis puis ennemis jurés. Pire on apprend même que les protagonistes de ces deux cabinets sont ….  Cousins !
Évidemment les inimitiés, pourtant fort vieilles, rejaillissent directement sur le projet de rachat du cabinet parisien mais également sur l’associé qui se retrouve de l’autre côté de la barre, au rang des lis en examens.

Entre la justesse de ton adopté par l’auteur (Me MALKA, Avocat), la restitution parfaite des procédures, et le côté historique liant ces cabinets, tous les ingrédients sont réunis pour que cette BD soit de qualité.

Le coup de crayon, initialement de GILLON, et repris par PONZIO dans le dernier tome, n’y est pas étranger.

Accessible à tous, sans connaître les rouages judiciaires, on se laisse emporter dans ses querelles d’avant-guerre rejaillissant quelques décennies plus tard.

Le Grand Méchant Renard – Benjamin Renner ***

index

Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l’absence d’efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des oeufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel. (Editeur)

Pour ne rien vous cacher, je ne saurais pas vous dire si c’est du Jeunesse ou non.

C’est en tout cas un album génial, format roman graphique, à plusieurs niveaux de lecture, qui plaira à tous les publics, et un vrai coup de coeur.

Le trait est beau, le ton juste, entre humour et tendresse. Ce renard au grand cœur vous séduira à coup sûr !

Benjamin Renner, au dessin et au scénario, signe un album très réussi, et le succès qu’il rencontre est largement mérité !

Vidocq – T1 : Le suicidé de Notre-Dame – Cheylard, Galland ***

v

En cet automne 1813, l’Empire de Napoléon vacille, ce qui favorise le crime. À la Préfecture de Police de Paris, au Quai des Orfèvres, une petite révolution a pourtant eu lieu deux ans plus tôt lorsque l’ex-bagnard évadé Vidocq a été nommé à la tête de la toute nouvelle Sûreté, une brigade efficace exclusivement composée de criminels repentis. La Sûreté, et surtout son chef, sont aussi devenus les bêtes noires de certains policiers de la Préfecture, qui, comme l’inspecteur Javert, ne supportent pas les méthodes « borderline » et surtout les résultats de Vidocq, célèbre pour sa mémoire photographique des visages et son spectaculaire talent pour les déguisements. Mais Vidocq, sa notoriété aidant, est vite appelé à démêler des mystères sanglants au-delà des sphères de la pègre. Comme celui du suicide au pistolet en pleine messe à Notre-Dame de Paris d’un colonel baron d’Empire et qui dissimule bien autre chose que la douleur d’un père anéanti par la mort de son fils en Russie.

J’aime toujours tomber sur une série qui débute.

Nonobstant la frustration de l’attente du tome suivant, c’est l’occasion de découvrir un nouveau personnage, un nouvel univers, et de ne pas devoir en acheter 9 d’un coup pour lire la suite…..

J’ai beaucoup aimé ce tome 1. Les personnages et le cadre se mettent rapidement en place, l’intrigue est aboutie (ce qui n’est pas toujours le cas dans un tome 1, loin s’en faut).

Certes le personnage de Vidocq n’est pas original, mais il se prête magnifiquement à une série de plusieurs albums.

Un polar historique plaisant, avec un personnage aussi séduisant qu’antipathique, que j’espère retrouver sur plusieurs tomes.

Moses Rose – T1 : La balade de l’Alamo – Ordas, Cothias, Galland **

9782818933077_1_75_1

La rédemption du seul survivant du massacre de Fort Alamo. Accusé d’avoir été le seul déserteur de la bataille du Fort Alamo, Louis « Moses » Rose espère prouver qu’il a combattu avec ses camarades. Pour échapper à la prison, il n’a d’autre choix que d’aider le shérif Millsaps à retrouver de l’argent et des documents cachés dans les ruines du fort. Mais il s’agit d’un voyage de 900 kilomètres, au travers des contrées hostiles où les Comanches ont repris les armes…

Premier tome d’un dyptique, il se lit avec plaisir, mais laisse un goût d’inachevé. Périodes et personnages se mélangent, parfois trop, perdant en clarté.

Ce tome laisse un sentiment d’esquisse, préparatoire au suivant dont j’espère beaucoup.

J’ai beaucoup aimé le dessin qui lui m’a convaincue.