[Défi Goncourt] Retiens ma nuit – Denis Tillinac **

414gieObjRL._SX305_BO1,204,203,200_Médecin de campagne, François promène sa langueur à l’ombre du château de Chaumont. Hélène dilue son désenchantement dans la galerie d’art qu’elle tient à Blois, au bord de la Loire. Ils ont tous deux passé la soixantaine, sont mariés, ont des enfants au bout du monde ou au bord du divorce, et des parents en EHPAD ou au cimetière. Quand, à l’âge de tous les crépuscules, un amour printanier les surprend dans le huis clos de la bourgeoisie blésoise, ils s’y vouent corps et âme, dans une clandestinité qui les protège et les emprisonne. Sous la plume tendre et malicieuse d’un expert en nostalgies, l’histoire de leur liaison passionnée devient aussi celle, douce et cruelle, d’une génération – les enfants paumés du baby-boom. (Editeur)

Voilà une jolie petite histoire, l’amour tardif de deux sexas qui se rencontrent, s’aiment, se révèlent.

Si le titre rappelle une chanson de Johnny, il m’évoque aussi la Maladie d’Amour, qui lui est contemporaine.

Inscrite dans une région joliment dépeinte par l’auteur, agrémenté d’escapades entre Paris, Cahors et Charolles, l’histoire de leur amour est aussi celle de leur vie, de leurs désillusions, de leurs conformismes, de leur oubli de soi. Et de leur envie de vivre, finalement.

Le liseur – Bernhard Schlink **

  


À l’âge de quinze ans, Michaël – le narrateur – découvre l’amour dans les bras d’Hanna, une voisine de vingt ans son aînée ; pendant six mois, il la rejoint tous les jours et partage avec elle plaisirs de la chair et moments de lecture. Mais sa maîtresse, personnage secret, disparaît un jour mystérieusement. Sept ans plus tard, Michaël la retrouve par hasard, alors qu’il assiste à un procès pour crime de guerre, où elle figure au banc des accusés ; il découvre à cette occasion un fait qui pourrait atténuer sa condamnation, mais choisit de n’en rien dire, par respect pour celle qui a marqué si profondément sa vie. Il renouera leur relation au cours des dix-huit années d’incarcération de celle qu’il comprend enfin un peu mieux. (Éditeur)

Sans le vouloir forcément, j’enchaîne en ce moment les lectures autour de la Seconde Guerre Mondiale. 

Et j’avoue que je suis un peu passée à côté de celui-ci, malgré le sujet. 

En cherchant, je ne saurais pas quoi blâmer. Le style est agréable, l’angle intéressant et original, le thème finalement pas si courant (le rôle des femmes dans le régime nazi est en filigrane de toute la seconde partie). 

Malgré ces qualités, et peut être parce qu’on me l’avait vraiment recommandé, je suis restée de côté. Contente de l’avoir lu, mais sans pouvoir en dire autant de bien que j’aurais aimé.