Étrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage – L. C. Tyler ***

 

On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Lorsque son ex-femme, Géraldine, disparaît, Ethelred décide donc de mettre à profit ses talents de détective pour la retrouver. Petit problème : les connaissances en criminalité d’Ethelred, écrivain professionnel, proviennent de romans policiers tout droit sortis de son imagination qui, depuis un moment, s’est, elle aussi, volatilisée. Quoi de mieux, pour retrouver l’inspiration, qu’une enquête grandeur nature ? De fausses pistes en révélations renversantes, la réalité dépasse de loin la fiction… (Éditeur) 

J’ai, sans en connaître la cause, une passion pour les titres aussi longs qu’alambiqués. 

Forcement celui-là m’avait sauté à l’œil. 

Au moment d’attaquer sa suite, merveilleusement intitulé « Homicides multiples dans un hôtel miteux des bords de Loire » (et dont je vous parlerai), je profite pour vous mentionner le premier, qui m’avait beaucoup plu. 

Un style original pour un simili-polar décalé et bien fichu. 

Il en respecte tous les codes, pour les détourner et en faire un objet litteraire propre. 

J’ai été séduite par les personnages, et agréablement surprise par la construction de l’intrigue. 

La petite pointe d’humour anglais réhausse plaisamment un roman réussi.

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Alors vous ne serez plus jamais triste – Baptiste Beaulieu ****

  

C’est l’histoire d’un médecin malheureux, qui ne se rappelle plus comment soigner depuis que sa femme est partie. Il a décidé de mettre fin à ses jours le soir même.

En se jetant dans un taxi pour régler quelques affaires à l’hôpital, il fait la connaissance de sa mystérieuse conductrice : une vieille dame excentrique capable de deviner quand les gens vont mourir, juste en les regardant dans les yeux. Pour convaincre le Docteur de revenir sur sa décision, elle exige sept jours durant lesquels il devra se soumettre à toutes ses fantaisies. (Éditeur)

C’est un « conte à rebours. » 

J’en avais lu beaucoup de bien chez Miss Alfie à qui je fais confiance (quasi) aveuglément. Et franchement, ça a dépassé mes espérances. 

J’ai vraiment aimé. Dégusté. Dévoré. 

L’histoire est belle, bien construite, envoûtante. Entraînante. Enthousiasmante. 

Et plaisir de gastronome, c’est bien écrit. Le commentaire peut sembler surprenant, et pourtant : il n’est pas si fréquent de savourer autant la langue que l’histoire qu’elle construit. 

Au fil de ma lecture, j’ai abreuvé mes acolytes-associées de citations tantôt drôle, tantôt touchantes, toujours justes. Mon petit carnet de citations a pris du volume lors de cette lecture. Et je ne m’y attendais pas forcément. 

Bravo à Baptiste Beaulieu dont il ne s’agit que de la 2ème publication. Il me tarde de découvrir la prochaine. 

C’est un livre à lire, à offrir, à conseiller. Un de ces livres qui fait du bien.